Expositions /Exhibitions (en construction)

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Damien Beyrouthy, Dénes Farkas, Anna Guilló, Pascal Navarro

VDA parodų salės Titanikas, Vilnius, Lithuania

19/08 – 18/09 2021

Tartu Kunstimaja / Tartu Art House, Estonia

19/11 – 13/12/ 2020

Commissariat : Sara Bédard-Goulet et Peeter Talvistu

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WINDOWS PROJECT Acte III/ En attendant…

Galerie Immanence, Paris

17/04 - 22/05 2021

128 artistes participent à l'exposition : En attendant…

Ou comment donner de la visibilité à plus de 120 artistes sans avoir la possibilité d'ouvrir le lieu d'exposition.

Visible de l’extérieur

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Immanence a souhaité offrir une visibilité aux artistes sans avoir la possibilité de leur offrir un lieu ouvert aux publics.

Nous avons proposé aux artistes de participer à une exposition présentée sur les verrières d’Immanence.

Cette exposition est visible uniquement de l’extérieur d’Immanence.

Les artistes présentés lors de cette exposition ont répondu à un appel à projet diffusé sur les réseaux sociaux.

Une exposition organisée via un appel à projet sans sélection ou jury.

Des artistes invités à nous envoyer une œuvre au format A4 par la poste ou à la déposer dans notre boîte aux lettres.

Alors qu’habituellement nous aurions affirmé que les deux curateurs sont Cannelle Tanc et Frédéric Vincent, nous pouvons dire que les curateurs de cette exposition sont le hasard et la générosité.

Une générosité qui s’est finalement retournée positivement contre nous, car plus de cent artistes ont répondu à cet appel à projet, témoignant de l’importance pour eux de montrer leur travail.

Des écarts irrésolus

Damien Beyrouthy, Anna Guilló

Musicircus, atelier expérimental, Gardanne

20/09 - 26/09 2020

Carousel imageCarousel imageCédric Parizot et Jean Cristofol devant le dessin mural.Vue partielle de l'exposition avec les œuvres de Damien Beyrouthy.Carousel image

Dessin réalisé à partir de la photographie de Cédric Parizot, Borne de l’armée, route 315, est de Hûra, 2005.


Le dessin est issu d’une photographie et noir et blanc d’un cube sur lequel sont inscrits des textes en anglais et en hébreu. Ce qui me frappe, c’est que l’image est sans échelle. Ce cube pourrait tout aussi bien être issu d’une installation gigantesque dans le désert de Marfa que sortir d’un paquet de briques de lait ; d’une certaine manière, je le trouve hors sol. J’apprends par Cédric Parizot, l’anthropologue qui a pris la photo, qu’il s’agit d’une fausse borne pour indiquer une fausse zone militaire, quelque part en Israël. Une stratégie d’expropriation, en somme.


« Au sortir de Hûra, la route ne semblait pas non plus avoir été entretenue depuis plusieurs années. Outre les innombrables nids de poule qui contraignaient le conducteur à rester attentif et à freiner régulièrement, le goudron s’émiettait sur les bas-côtés sous l’effet de l’érosion. C’est là qu’Hubert m’avait montré à droite des blocs de béton placés sur le bord de la route, à plusieurs centaines de mètres les uns des autres. Marqués au pochoir, on pouvait y lire en hébreu et en anglais : "zone de tir, entrée interdite''. Disposés quelques mois auparavant par l’armée, ils n’étaient pas simplement là pour signifier aux bédouins l’interdiction d’accéder aux espaces qui s’étendaient au sud de cette route. Le marquage ostentatoire de cette limite s’inscrivait dans le projet d’expropriation des habitations isolées qui restaient dans cette région. En définissant ces terres comme des espaces d’entrainement militaires, l’État se donnait un moyen légal supplémentaire pour évacuer les populations locales et les forcer à s’installer dans les zones urbaines dédiées. Curieusement, cependant, le message n’était même pas traduit dans la langue maternelle des destinataires, alors encore, seconde langue officielle du pays. »

Camper

En résidence avec le collectif HIC SUNT (Lucile Bertrand, Katrin Gattinger, Anna Guilló) et leur invité Bruno Goosse

L'Escaut architectures, Molenbeek, Région de Bruxelles-Capitale

01/06 - 25/06 2019

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Hic sunt dracones (ici sont les dragons) est une locution latine apparue en 1510 sur le Globe de Lenox signalant les lieux réputés dangereux car non cartographiés, peuplés de dragons, de tigres et de lions.

Les artistes du collectif HIC SUNT – Lucile Bertrand, Katrin Gattinger et Anna Guilló – sont toutes préoccupées par la question des territoires et par les notions de tracés et de cartographie qu’elles abordent à travers dessins, performances, installations, sculptures et vidéos. Leurs productions artistiques ont en commun d’explorer ce que les cartes disent des limites de notre monde afin, justement, d’offrir une autre manière de l’appréhender, de le ré-ouvrir et de le mettre en partage.


Le projet du collectif HIC SUNT pour la résidence à L’Escaut a porté sur l'appréhension consciente et inconsciente de l'espace lorsqu'on pénètre un nouveau lieu/ territoire. Quel est le seuil qui permet d’appréhender un espace ? Comment s’y déplace-t-on entre la première fois et les prises d'habitude ? Comment ce qui est étranger peut-il devenir familier et comment s’approprie-t-on (ou non) un nouveau lieu/territoire ? Quel est ce besoin atavique de se créer un espace intime quelles que soient les circonstances, même les plus précaires ?

La résidence a donné lieu à une production d'œuvres et à différentes conférences et rencontres avec les membres du collectif.

Denture jaune de loup de mer la gueule ouverte

Conférence-performance de trhttps://www.antiatlas-journal.net/ottoir réalisée avec Jean Cristofol dans le cadre de l'exposition Walter Benjamin à Marseille

Co-production Musée d'Histoire de Marseille et Bureau des Guides GR-13

Bureau des Guides GR-13, Marseille

15 septembre 2018 – 28 février 2019

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Dans le cadre de l’exposition Walter Benjamin à Marseille le Bureau des Guides MP 2013 a proposé à Jean Cristofol et moi-même de réaliser une « conférence de trottoir » performée sur la Canebière le 7 octobre 2018. À cette occasion, 100 cartes postales, un dessin sur buvard et 50 dessins 3D originaux ont été distribués gratuitement au public.


Le dessin reprend le plan du quartier du Vieux Port de Marseille auquel Walter Benjamin a consacré plusieurs textes. J’ai l’intime conviction que Marseille a été écrit selon une vision cartographique de la ville et que sa phrase d’introduction n’est pas la description d’un marin aux dents gâtées mais bien du vieux port de Marseille. Vu d’en haut, il offre une forme de mâchoire ouverte qui engloutit ses habitants : dockers, prostituées et mendiants. Sous la plume de l’exil, ces images de pensée sont d’une déroutante actualité.

« Denture jaune de loup de mer la gueule ouverte qui laisse s’échapper l’eau salée d’entre ses dents. Quand cette gueule saisit les corps bruns et noirs de prolétaires que les compagnies maritimes lui donnent à manger selon l’horaire établi, il s’en exhale une odeur puante d’huile, d’urine et d’encre d’imprimerie ».

Walter Benjamin, « Marseille » in Images de pensée, 1929.

Anxiété cartographique

Avec le collectif HIC SUNT (Lucille Bertrand, Katrin Gattinger, Valentine Goujet, Anna Guilló) et leur invitée Caroline Andrin

Galerie Arondit, Paris

09 février – 17 mars 2018

© Photos : Selim Santa Lucia

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Dans un article reprenant l’essentiel de leur ouvrage Border as Method, or the Multiplication of Labor, Sandro Mezzadra et Brett Neilson écrivent que le débat contemporain autour des frontières est imprégné d’un « sentiment d’anxiété cartographique ». Cette relation anxieuse à la frontière et à l’instabilité des contours fait l’objet de cette première exposition du collectif HIC SUNT sur les deux étages de la galerie Arondit. À cette occasion, une artiste invitée, Caroline Andrin, propose une œuvre en dialogue avec les projets du collectif.

On y découvre, par exemple, les instruments ayant enregistré graphiquement les tentatives d’une des artistes de franchir les frontières des 160 ambassades situées à Bruxelles, pour réclamer chaque fois que le sceau du pays soit apposé sur le dessin en train d’être tracé (Borderknots). La vidéo Les Sirènes de Schengen offre un brouhaha sonore par la superposition des hymnes des 26 pays de l’espace Schengen et du « Chant 12 » de l’Odyssée dit en grec ancien, miroir d’une Europe qui a bien du mal à se constituer contre les réflexes protectionnistes des pays qui la constituent. Un filet de pêche (Vergogna), réalisé à partir d’un bateau pneumatique découpé en lanières, évoque la relation ambiguë entre les réfugiés qui tentent d’atteindre les côtes européennes, et les pêcheurs, tantôt sauveteurs tantôt passeurs. Une fausse carte maritime (Question de perspective) dessinée à la mine de plomb questionne avec ironie le langage dédié aux déplacements qui induit différentes connotations selon d’où l’on part, mais surtout selon d’où l’on parle.

La Pizarra concreta

Pretexto, Unidad de arte y creación, Pasto, Nariño, Colombie.

7 – 12 octobre 2017

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