Si la vue surplombante n’est pas le seul apanage de la cartographie, c’est bien la cartographie qui en a étendu l’échelle du très petit au très grand. Avec l’invention de Google Earth, nous pouvons, plus facilement que le Géant Atlas, porter à bout de doigt le globe terrestre et ses paysages. Cependant, la cartographie reste un exercice à la hiérarchie bien déterminée, notamment pour ce qui concerne les formes des terres par opposition aux mers. Nous sommes toutes et tous capables de dessiner de mémoire les continents, mais personne ne garde l’empreinte des mers… En isolant la mer Baltique, ce travail au sol dessine en creux les frontières naturelles des côtes de ses pays dénuées ici de leur légende et de leurs douaniers.