Lorsqu’en 2016, Karen O’Rourke écrit l’ouvrage Walking and Mapping : Artists as Cartographers (MIT Press), elle ne se contente pas de compiler les relations connues qui relient la marche à la cartographie, elle établit les liens technologiques complexes que les artistes ont instauré entre ces deux pratiques ancestrales à l’ère du numérique.
Cette intervention a pour objectif de présenter deux projets artistiques (l’un achevé, l’autre en cours) issus de ce courant de la cartographie alternative qui a intégré, dès 2006, l’imagerie satellitaire et le GPS comme outils de création dans un contexte critique de géographie expérimentale initiée par Trevor Paglen et prolongé aujourd’hui par les penseur·euse·s de la contre-visualité.