(À propos du Journal d’un pangolin au temps du coronavirus)
Le 16 mars 2020, à l’annonce du confinement lié au Covid-19, j’ai lancé un journal collectif intitulé Journal d’un pangolin (au temps du coronavirus) dans un groupe fermé d’un réseau social.
Miraculeusement, le Journal du pangolin a pris corps. Et c’est d’ailleurs précisément le corps-même de ce curieux petit mammifère à écailles qui a été le lieu d’une inspiration collective. Comme il n’y avait pas de contrainte, pas de diffusion, pas d’enjeu public, bref, pas de spectacle, les contributeurs, réguliers et fort nombreux au demeurant, se sont pris au jeu bien au-delà de mes espérances – cela dit, je n’avais aucune espérance particulière. Récits colombiens, dessins du Maroni, épopées catalanes, interventions ardéchoises, seuils parisiens, écailles en céramique, cartographies, dessins, peintures…
À l’invitation des éditeurs de l’ouvrage collectif À quoi sert (encore) l’art en temps de crise sanitaire ?, j’ai publié certaines de ces contributions (Katrin Gattinger, Caroline Andrin, Kahena Sanaâ, Elsa Ayache, Olivia de Græf, Xavier Bismuth-Kimpe, Marie Escorne, Sébastien Caro, Dominique Poulain, Amélie de Beauffort,Laurie Giraud, Aleksandr Avagyan) tout en répondant que, selon moi, l’art ne sert à rien, ni avant, ni pendant, ni après une crise quelle qu’elle soit.