Articles, ouvrages
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Écrits d'artistes au XXe siècle
Cet essai a la double ambition de faire connaître certains écrits d’artistes, des plus célèbres aux plus confidentiels, et de retracer une histoire de l’art du XXe siècle.
Tout en empruntant à des formes littéraires répertoriées (journal, essai, correspondance etc.), ces écrits, rarement abordés comme un tout, forment pourtant un ensemble à part dans la masse des textes sur l’art. Caractérisés par la prise de parole d’un auteur dont, a priori, l’expression privilégiée n’est pas le langage verbal, leur lecture nous permet d’entrer dans l’intimité d’une « pensée à l’œuvre ».
De 1900 à nos jours, cet essai éclaire la vision des artistes sur l’art et le monde, vision qui n’est jamais réductible à celle de l’historien, de l’esthéticien ou du critique.
Accéder au sommaire : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100894550&fa=sommaire
Fiche technique :
Anna Guilló
Écrits d’artistes au XXe siècle
Éd. Klincksieck, coll. « 50 questions »
Avril 2010
ISBN-10 2-252-03753-9
Nombre de pages : 192
Format : 13,5 x 21 cm.
Prix 17 €
Accéder au site des éditions klincksieck
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« Le Voyage mimétique », communication, Le Voyage créateur.
Expériences artistiques et itinérances, 2010.
Extrait :
« La pratique qui consiste à refaire le voyage d’une autre personne en suivant à l’identique son itinéraire et en rejouant les scènes pour ramener de cette expédition des images analogues n’est pas sans rappeler les reconstitutions nécessaires aux investigations policières. À la fois travail d’enquête, de compilation et de citation sur le mode de la déambulation, le « voyage mimétique » est une démarche artistique qui a la paradoxale ambition de tracer un itinéraire nouveau parce que déjà vu. [ …] »
Accéder à l'article : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=article&no=14562
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http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30793
Fiche technique :
Le Voyage créateur. Expériences artistiques et itinérances
Sous la direction d’Éric Bonnet
éd. l’Harmattan, coll. « Eidos », série « Retina ».
Mars 2010
ISBN : 978-2-296-11134-9
Nombre de pages : 324
Format : 13,5 x 21 cm.
Prix 30 €
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« Jeff Wall et Jean-François Chevrier : une position critique »,
revue Critique d’art, n°29, printemps 2007.
Extrait :
« Le point de départ de l’essai de Jean-François Chevrier est l’œuvre Picture for Women (1979) dans lequel la photographie accentue la mécanique du tableau (les effets de fausse perspective dans Un bar aux Folies Bergère), en reprenant la fragmentation des corps propre à la peinture de Manet tout en favorisant l’unité spéculaire offerte par la photographie 1. À travers un essai fort savant dans l’ouvrage paru aux éditions Phaidon, Thierry de Duve revient lui aussi sur Picture for Women analysant le travail de l’artiste canadien comme un compromis entre la transparence photographique et l’opacité de la peinture telle qu’elle a été abordée par Clement Greenberg. Ces analyses extrêmement poussées qui montrent comment l’art de Jeff Wall est à la fois moderniste et pictural tout en étant photographique, suffisent à montrer à quel point il serait erroné de situer son travail dans des courants historicistes proches de la photographie dite plasticienne (l’amalgame a sans doute été motivé par l’effet de mise en scène et des références plus ou moins marquées à la peinture du passé). Or, les tableaux « d’origine » sont considérés comme des « constructions génériques » plus que comme des images à citer. Dans certains cas, c’est même la réminiscence d’une image du passé, bien plus qu’un emprunt à proprement parler, qui apparaît. Et c’est là que l’herméneutique se fait critique dans un art qui « Invite le spectateur à repenser, voire reconstruire l’idée même de l’histoire de l’art sur laquelle s’est défini l’art dit "contemporain", dans ses formes institutionnelles et consuméristes. » 2
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1 En cela, l’analogie avec le modèle formel des Petits poèmes en prose de Baudelaire que Jeff Wall admire tant est assez élégante.
2 Jean-François Chevrier, « Les spectres du quotidien », Jeff Wall, Phaidon, 2006, p. 164.
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http://www.archivesdelacritiquedart.org/revue_critique_d_art/numeros/show/58
Fiche technique :
RevueCritique d’art
Archives de la Critique d’art
Printemps 2007
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« L’Autoportrait en suicidé : la tentative réussie de l’autofiction »,
revue esse arts + opinions n°58, septembre 2006.
Extrait :
« (…) En associant le suicide à un manque de reconnaissance sociale, Bayard a conçu ce canular à l’adresse d’une institution qu’il souhaitait culpabiliser en adoptant la posture du précurseur incompris, du martyre. Ce jeu autofictionnel peut aujourd’hui prêter à sourire. Pourtant il montre déjà que derrière la farce de mauvais goût, il y a aussi un appel au secours et un désespoir qui ne se révèle que par la pantomime. En cela, l’Autoportrait en suicidé de Pierre Molinier (Fig. 2) fait rire un peu plus jaune dans la mesure où, d’un point de vue rétrospectif, il fait figure de prémonition du « vrai » suicide de l’artiste qui survient six ans plus tard. Ici, pas de travestissement ni de mascarade propre au travail habituel de l’artiste. Dans un atelier rempli de tableaux, la dépouille évanescente d’un homme habillé d’un maillot de corps et d’un pantalon gît au sol. Dans sa main droite, il semble tenir un pistolet. Au premier plan, un crâne transpercé d’un poignard est posé devant sa tête. Le 3 mars 1976, il mettra en scène ce qu’il nommait le « crime de moi-même » à coups de colt 44, allongé sur son lit placé devant un miroir, dans un ultime rôle dont la trace, cette fois-ci, ne sera pas enregistrée par l’appareil photographique.
On ne peut qu’être frappé par ce désir d’exposition de sa propre mort (prothesis). Si comme le dit très justement Michel Poivert « faire le mort est le privilège des vivants »1 , il faut aussi préciser que le suicide est le privilège des hommes. Accepter sa représentation comme lieu à la fois de résistance sociale et de liberté individuelle, abonderait alors dans le sens de Cioran lorsqu’il écrit : « Celui qui n’a jamais conçu sa propre annulation, qui n’a pas pressenti le recours à la corde, à la balle, au poison ou à la mer, est un forçat avili ou un ver rampant sur la charogne cosmique. Ce monde peut tout nous prendre, peut tout nous interdire, mais il n’est de pouvoir de personne de nous empêcher de nous abolir. »2 Cioran n’évoque évidemment pas ici la pratique de l’autoportrait en suicidé, mais plus loin dans le même chapitre, il précise l’importance du suicide pour l’histoire des représentations : « […] sans lui, la réalité humaine serait moins curieuse et moins pittoresque : elle manquerait d’un climat étrange et d’une série de possibilités funestes, qui ont leur valeur esthétique, ne serait-ce que pour introduire dans la tragédie des solutions nouvelles et une variété de dénouements. »3 Chez Sam Samore et Oscar Bony, c’est bien de cette variété de dénouements qu’il s’agit. (…) »
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1 Michel Poivert, « Hippolyte Bayard en "suicidé de la société". Le point de vue du mort », art press, n° Hors série, Fictions d’artistes. Autobiographies, récits, supercheries, avril 2002, p. 22-25.
2 E. M. Cioran, « Ressources de l’autodestruction » in Précis de décomposition, Œuvres, Gallimard, coll. Quarto,
p. 613.
3 Ibid. p. 614.
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http://www.esse.ca/summary/extimite-ou-le-desir-de-sexposer
Fiche technique :
Revue esse arts + opinions n°58
« Extimité ou le désir de s’exposer »
Montréal, septembre 2006
ISSN : 0831-859x
Nombre de pages : 104
Format : 23 x 29 cm.
Prix : 8 $ (Canada)
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« Les voleurs d’images. (Autoportrait et travestissement dans les pratiques du "Re") », article, La Voix du regard, octobre 2005.
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http://www.voixduregard.org/re.htm
Fiche technique :
RevueLa Voix du regard
Revue littéraire sur les arts de l’image n°18
« Et re ! ». Recyclage, reprise, retour.
Paris, octobre 2005
ISBN : 9-782951 880 139
Nombre de pages : 288
Format : 26 x 19,5 cm.
Prix : 20 €
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« Judith et ses clones », article, catalogue L’Art contemporain au risque du clonage, 2003.
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http://cerap.univ-paris1.fr/spip.php?rubrique128
Fiche technique :
Catalogue L’Art contemporain au risque du clonage
Acte 91, Publications de la Sorbonne, coll. « Arts et monde contemporain »
Paris, 2003.
ISBN-10 : 2859444696
Nombre de pages : 224
Prix : 23,75 €
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« Le CD ROM Antoni Muntadas ne lit pas que la mémoire », revue Recherches poïétiques n°9, mai 2000.
Extrait :
« Anarchive est le nom d’une collection de créations multimédia interactives éditée par le Centre Georges Pompidou et dirigée par Anna-Marie Duguet dans le cadre du C.R.E.C.A. Le préfixe, qui frappe d’emblée, annonce la couleur : il ne s’agit ici nullement d’une accumulation d’archives conventionnelles. Alors que l’œuvre précède habituellement son archivage, c’est à partir d’un corpus d’archives qu’Antoni Muntadas, à qui est consacré le premier numéro, est invité à porter un regard de praticien sur son propre œuvre. Cette démarche n’abolit pourtant pas le désir pédagogique d’échafauder une anamnèse du visible, dont une partie importante est constituée, dans l’art contemporain, par les œuvres multimédia.
On comprend dès lors que, par-delà la coquetterie étymologique, anarchive effectue une révolution copernicienne où l’œuvre multimédia se constitue à partir de mais aussi en tant qu’archives. Recherche à la fois historique, critique et graphique, opus toujours en train de se (re)construire, et dont toute la spécificité se situe peut-être dans le fait que pour se constituer, elle emploie un médium similaire à celui qu’elle véhicule. (…) »
Accéder au site d'anarchive
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« Missiva de París », article, magazine del Baix Empordà n°3, juillet 2004.
Fiche technique :
Cop d’Ull magazine del Baix Empordà n°3, juillet 2004.
La Mirada plural
Dep. Legal GI-82/2004
Nombre de pages : 46
Format : 22,5 x 22,5 cm.
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